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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
14/05/2018

Les Français et les 70 ans d’Israël

Le sondage exclusif réalisé par l'Ifop pour l'UEJF à l'occasion du 70eme anniversaire de l'indépendance d’Israël, révèle qu'une nette majorité de Français (57%) ont une mauvaise image de cet État.
Ce résultat masque de profonds clivages entre une France jeune, issue de catégories populaires, politiquement proche de la France Insoumise et du FN, très défavorable à Israël et une France plus âgée, issue des catégories sociales moyennes et superieures, beaucoup plus favorable à cet État.
Au delà, l'opinion publique hexagonale considère très majoritairement Israël (71%) comme le responsable de la situation des Palestiniens voire comme une menace pour la stabilité régionale. Pour autant, presqu'une personne sur deux estime qu'Israel est une démocratie tandis que près des trois quarts des Français souhaitent que la France développe de bonnes relations avec Israël.
Opinion et Stratégies d'entreprise
14/05/2018

Les Français et l’innovation dans l'action publique

Ayant fait de la « transformation » du pays leur mantra, le président de la République et le gouvernement ont affiché leurs objectifs pour l’action publique et l’administration, résolument orientés vers le numérique. Invocation de la « start-up nation » d’un côté, « zéro papier » à l’horizon 2022 dans les échanges entre les services publics et les usagers de l’autre, l’exécutif entend donc pousser plus avant la dématérialisation, et par-là même l’agilité et la célérité d’une administration qui souffre traditionnellement d’une image de lourdeur, voire de pesanteur.
A l’heure de ces déclarations d’intentions, Acteurs Publics a souhaité s’intéresser à la perception que se font les Français de l’innovation dans l’action publique qui, outre le numérique, comprend également la capacité à agir de manière nouvelle. Dans cette perspective, le sondage réalisé par l’Ifop montre que les Français demeurent dubitatifs sur le caractère innovant des administrations et de la mise en œuvre des politiques publiques, l’innovation semblant être circonscrite à des domaines d’actions et des types d’institutions bien précis.


En matière d’action publique, l’Etat n’est pas synonyme d’innovation.
Environ un tiers des Français (31%) considèrent aujourd’hui qu’en matière de fonctionnement des administrations et de mise en œuvre des politiques publiques, l’Etat est « innovant » (dont 3% l’estimant « très innovant »). A contrario, 69% des personnes interrogées considèrent la puissance publique soit « pas vraiment innovante » (52%), soit « pas du tout innovante » (17%). Ce regard critique sur la machine étatique semble corrélé à la taille d’unité urbaine de résidence : les habitants des zones rurales jugent ainsi l’Etat moins innovant (28%) que dans les communes urbaines de province (30%) et surtout l’agglomération parisienne (40%). Au niveau politique également, un clivage se dessine entre les sympathisants de La France Insoumise (19%) et du Front National (24%), qui se montrent parmi les plus sceptiques quant au caractère innovant de l’Etat, et ceux de La République en Marche, nettement plus confiants (60%).

Au sein du gouvernement, l’innovation est avant tout incarnée par les Finances et le Développement durable.
Invités à désigner les deux domaines d’action gouvernementale dans lesquels ils estiment que les politiques publiques sont les plus innovantes, les Français répondent avant tout les Finances publiques (34% de citations au total) puis l’Ecologie et le Développement durable (30%). S’ensuivent l’Education et l’enseignement supérieur (25%), la Diplomatie (24%) et la Sécurité publique (23%), qu’environ un quart des Français considèrent représenter l’innovation dans l’action gouvernementale, devant les Armées (19%). Derrière la Culture (15%) et la Santé publique (13%) dans la hiérarchie des résultats, Justice (9%) et Agriculture (7%) viennent fermer le classement et apparaissent, aux yeux des Français, comme les domaines d’action les moins innovants. Dans le détail, on notera que les Finances publiques sont particulièrement citées comme domaine innovant de référence par les hommes (40%), les personnes âgées de 50 à 64 ans (39%), les cadres et professions intellectuelles (45%), les habitants de la région parisienne (39%) et les sympathisants de La République en Marche (43%).

Parmi les institutions publiques, les grandes métropoles apparaissent comme le fer de lance de l’innovation.
Outre les domaines d’action, les Français ont également pu se prononcer sur les trois institutions qui, selon eux, incarnent le plus l’innovation dans la sphère publique. Un trio de tête se détache, dominé par les grandes métropoles (37% de citations au total), dont l’essor de ces dernières années semble emporter avec lui l’image de l’innovation, devant le gouvernement (31%), pilote des grandes politiques publiques, et les communes (28%), perçues comme le principal acteur de proximité auprès des citoyens. Pour un quart à 20% des Français, grands opérateurs publics (25%), intercommunalités (23%), conseils régionaux (23%), entreprises publiques (21%) et conseils départementaux (20%) font également figure de porteurs de l’innovation dans l’action publique, devant les universités (19%), les services de l’Etat sur le territoire (18%) et l’Assemblée nationale (17%). En queue de peloton, et en écho aux résultats précédemment observés, arrivent la Sécurité sociale (13%), le Sénat (11%) et les ministères centraux (10%).

Jean-Philippe Dubrulle
Chef de groupe au Département Opinion et Stratégies d’Entreprises de l’Ifop
Opinion et Stratégies d'entreprise
09/05/2018

Le tableau de bord des personnalités Ifop et Fiducial pour Paris Match et Sud Radio - Mai 2018

La vague de mai du tableau de bord des personnalités Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, marquée par un recul de la cote de popularité du couple exécutif, livre les enseignements suivants :

Un an après leur arrivée à la tête de l’exécutif, Emmanuel Macron et Edouard Philippe voient tous deux leur popularité refluer mais avec une ampleur différente : accusant une perte de 6 points en un mois, le président de la République se situe désormais sous le seuil symbolique des 50% de « bonnes opinions » (49%) et rétrograde au 7e rang du classement des personnalités politiques préférées des Français ; le Premier ministre garde quant à lui une cote de popularité quasi stable (53%, -1 point) et parvient à atteindre la dernière marche du podium, derrière Alain Juppé (60%, -1) et Nicolas Hulot (59%, -3). Le ministre de la Transition écologique, qui cède sa place de personnalité politique préférée des Français au maire de Bordeaux, connaît d’ailleurs une chute significative de popularité depuis son entrée au gouvernement (-22 points sur un an).
Dans le détail, le chef de l’Etat recule surtout au sein des proches de la gauche (28%, -7) et stagne, certes à un niveau relativement élevé, chez les sympathisants des Républicains (58%, +1). A contrario, le chef du gouvernement convainc encore davantage les proches de LR (73%, +3 points) et se hisse même à 37% de bonnes opinions chez les électeurs de gauche (+3 points).

L’actualité met aussi en lumière certaines personnalités, avec des fortunes diverses. A droite, pour la première fois depuis sa chute de popularité consécutive à la polémique sur les propos qu’il avait tenus devant des étudiants de l’EM Lyon (-9 points en mars dernier), Laurent Wauquiez bénéficie d’un regain de popularité (35%, +3 points) sans pour autant parvenir à susciter plus d’adhésion qu’Edouard Philippe chez les sympathisants de LR (67% contre 73%). A gauche, les nombreuses mobilisations sociales qui ont marqué ces derniers mois profitent non seulement à la gauche contestataire, de Jean-Luc Mélenchon (44%, +3) à Benoît Hamon (44%,+3) en passant par Pierre Laurent (19%, +4), mais aussi aux figures socialistes telles que Bernard Cazeneuve (51%, +3 points), Stéphane le Foll (34%, +3 points) ou encore Olivier Faure (19%, +3 points).
Opinion et Stratégies d'entreprise
07/05/2018

Les Français, le projet de réforme du modèle ferroviaire, de la SNCF et la mobilisation à son encontre

Alors que la légitimité associée au mouvement de grève des cheminots tendait à s’éroder depuis plusieurs semaines, la dernière enquête de l’Ifop pour le JDD révèle que 44% des personnes interrogées estiment cette grève justifiée, soit un regain de 3 points en une semaine (mais un recul de 3 points depuis le 11 avril). Dans le même temps, une majorité quasi constante de Français – toujours supérieure à 60% depuis le début du mois d’avril – souhaite que le gouvernement aille jusqu'au bout de la réforme (61% cette semaine). Le pronostic selon lequel l'exécutif "tiendra" face au mouvement social s’est quant à lui encore renforcé puisqu’il est désormais partagé par près de 8 Français sur 10 (79%, +5 points en une semaine).