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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
06/02/2018

Ifop Focus n°174 - Les élections territoriales en Corse : les « natios » raflent la mise

Au terme d’une campagne relativement atone et qui débouchera sur une abstention très importante (47,5%), les nationalistes vont confirmer au-delà de leurs espoirs leur domination électorale et transformer l’essai des législatives de juin 2017 qui les avaient vus remporter trois des quatre circonscriptions corses. La liste Siméoni-Talamoni atteint en effet le score historique de 45,4% au premier tour. Avec ce score frôlant la majorité absolue, les « natios » améliorent de 10 points leurs résultats du second tour des élections régionales de 2015 (35%) qu’ils avaient remportées dans le cadre d’une quadrangulaire. Cette performance est d’autant plus spectaculaire que le tandem Siméoni-Talamoni était concurrencé par une autre liste nationaliste du Rinnovu, emmenée par Paul-Félix Benedetti, et qui obtint 6,7% des voix.
Opinion et Stratégies d'entreprise
06/02/2018

Conférences citoyennes « Face aux nouveaux usages et enjeux de l’espace public parisien, quels leviers pour un Paris plus propre ? »

L’Ifop et Planète Publique ont mené, durant 5 mois, un dispositif de participation citoyenne de grande ampleur pour la Ville de Paris, conduisant 105 Parisiens à se prononcer sur leur perception de la propreté de l’espace public parisien et leurs souhaits et propositions pour l’améliorer.

Ce dispositif s’est articulé autour de 7 conférences citoyennes rassemblant des Parisiens résidant dans l’ensemble des arrondissements dans des groupes regroupant des arrondissements proches : les quartiers centraux (1er, 2e, 3e, 4e, 5e, 6e arrondissements), les 15e et 17e arrondissements, les 7e, 8e, 16e arrondissements, les 15e et 17e arrondissements, les 9e, 10e, 11e arrondissements, les 19e et 20e arrondissements, le 18e arrondissement.

Chacun des 7 groupes s’est investi durant deux week-ends :
- d’abord pour rencontrer de nombreux professionnels de la Ville (tant cadres qu’agents de terrain) venus les informer et échanger avec eux sur le métier de la propreté à Paris, les enjeux auxquels les professionnels doivent faire face dans le maintien et l’amélioration de celle-ci.
- Puis, lors d’un second week-end, chacun des groupes a débattu avec des experts et personnalités de leur choix avant de se réunir à huis-clos pour rédiger leur avis et leurs propositions.

Au total, ce sont ainsi 105 Parisiens, plus de 80 experts et professionnels qui ont échangé durant 6 week-ends à l’Hôtel de Ville de Paris afin de permettre aux 7 groupes réunis de rédiger chacun un avis solide et étayé et d’intégrer ainsi la parole citoyenne au débat public sur un sujet qui les concerne très directement.

Ces 7 avis citoyens présentent à la fois les perceptions associées dans chaque groupe à la propreté de l’espace public, leur compréhension des enjeux auxquels les services de la Ville font face, et leurs souhaits et propositions concrètes pour améliorer la propreté de l’espace public parisien. Les sept avis comportent ainsi plus de 60 propositions opérationnelles, tant pour accompagner les Parisiens et usagers dans un changement de comportements durable que dans le but d’aider les professionnels de la propreté à répondre à ce défi.

Ces avis ont ensuite fait l’objet d’une synthèse, présentée aux élus parisiens lors du Conseil de Paris du 5 février 2018 par deux citoyens ayant participé à ces conférences.
Opinion et Stratégies d'entreprise
29/01/2018

Ifop Focus n°173 - Les grandes tendances du climat interne au travail et l’impact de la transformation digitale

Cet article s’appuie sur les résultats de la Norme Ifop de climat interne, enquête réalisée chaque année et conduite en octobre 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 1004 salariés français.
Opinion et Stratégies d'entreprise
19/12/2017

La pratique de la masturbation chez les femmes, la fin d’un tabou ?

Depuis sa fondation par le sociologue Jean Stoetzel (1938), l'Ifop a toujours entretenu d'étroites relations avec la sphère universitaire via les dispositifs d'études d’envergure menés par ses équipes pour des centres de recherche (CNRS, CEVIPOF...) ou les collaborations de ses experts dans des revues scientifiques (Revue française de sociologie, Revue française de science politique,...). Dans le cadre de la constitution prochaine de son expertise « Sexualités, vie affective et santé sexuelle », l'Ifop a le plaisir de vous faire part d’un nouveau cycle de collaborations avec des revues spécialisées sur ces sujets comme la revue Sexologies, la revue scientifique de la Fédération Française de Sexologie et de Santé Sexuelle.

Créée en 1992, Sexologies est l'organe officiel de l'European Federation of Sexology (EFS). Animée par Mireille Bonierbale (Rédactrice en chef), Robert Porto, Alain Giami et Marie Hélène Colson, cette revue publie trimestriellement des articles originaux et de synthèse sur la sexualité humaine, ses dysfonctionnements et leur prise en charge. Dans son numéro d’octobre/décembre (Vol. 26 - n° 4 - p. 191-1984), la revue Sexologies publie ainsi un article de François Kraus sur l’évolution de la pratique de la masturbation féminine en France intitulé « La pratique de la masturbation chez les femmes, la fin d’un tabou ? »

 

INTRODUCTION

En rappelant à son partenaire que « les hommes sont peut-être nécessaires à la procréation mais pas au plaisir » des femmes, l’actrice jouant Wonder Woman dans le premier blockbuster qui lui ait consacré a le don de faire sourire le public féminin… Mais dans ce type de film destiné au plus grand nombre, son propos est aussi symptomatique d’une nouvelle façon de représenter la sexualité féminine dans la culture de masse, nouvelle façon qui s’affranchit non seulement des préceptes moraux pesant traditionnellement sur la pratique de l’onanisme mais aussi des scripts sexuels présentant le coït, l’homme et son membre comme les seules sources légitimes du plaisir féminin. Or, ce changement des représentations d’une pratique pourtant longtemps taboue dans la gent féminine n’est pas circonscrit à l’univers du cinéma. Au regard des résultats d’une récente étude de l’Ifop (Ifop / Le-plaisir-feminin – Juin 2017), il va de pair avec une réelle banalisation de la masturbation dans la population féminine. Tordant le cou à certaines idées reçues sur l’onanisme, en particulier les clichés selon lesquels il ne serait réservé qu’à la gent masculine et aux femmes célibataires, cette étude mérite donc d’y porter attention tant les enseignements que l’on en retire s’avèrent significatifs d’une évolution du rapport des Françaises à la sexualité.

 

LE RÉSUMÉ DE L’ARTICLE

Longtemps taboue dans la gent féminine, la pratique de la masturbation tend à se banaliser sous l’effet d’un changement des représentations culturelles et des discours publics sur le sujet – par exemple dans le cinéma, la musique ou les séries TV – mais aussi d’un accès plus large des femmes à des supports d’excitation (ex : pornographie en ligne, livres érotiques) ou à des objets d’autostimulation (sextoys) plus adaptés aux attentes du public féminin. Symptomatique d’une évolution des normes culturelles pesant sur la sexualité féminine, cette capacité des femmes à assumer la part purement individuelle et compulsive de leur sexualité met en évidence leur plus grande aisance à admettre des pratiques ne se situant pas dans le cadre socialement acceptable du couple. Malgré un net rapprochement des comportements des deux sexes en la matière, la masturbation est toutefois encore loin de devenir une composante de leur répertoire sexuel aussi ordinaire que dans celui des hommes, ni une pratique admissible facilement à leur conjoint. La comparaison des activités autoérotiques des femmes en couple avec celles des femmes célibataires révèle en effet que l’onanisme se poursuit en couple pour nombre de femmes, comme substitut ou en parallèle des rapports sexuels conjugaux. Mais cette forme de plaisir solitaire est loin d’être assumée au sein du couple, en particulier par les femmes insatisfaites de leurs rapports conjugaux. Pour beaucoup de femmes en couple, la masturbation reste ainsi un sujet tabou, sans doute parce qu’elles craignent que cette pratique soit interprétée comme le signe de l’incapacité de leur partenaire à satisfaire leurs besoins. Le tabou autour de la masturbation féminine reste donc prégnant, non seulement chez les femmes qui peinent à dissocier sexualité et conjugalité mais aussi chez celles dont le couple donne des signes d’une sexualité défaillante.

 

RÉFERENCE

François Kraus, La pratique de la masturbation chez les femmes : la fin d’un tabou ? Sexologies, Vol. 26 - n° 4 - p. 191-1984, Octobre-Décembre 2017